LE CHEVAL DE SOLEIL
Du haut de son cheval,Vitoria rêve de son cousin,Jeronimo,qu´elle va épouser dans quelques mois. Vitória est fascinante,imprévisible,et tandis qu´elle galope dans le vent,défiant de plus en plus son entourage,Jerónimo se réfugie dans la pratique de la chasse,lieu où il domine ses proies.La fête approche.Vitória saute le dernier obstacle et abandone Jerónimo.La fête s´enfuit devant le drame.Étrange roman,bâti au rhytme des allures cavallières et du martellement des battements du coeur.Tout en décrivant l´atmosphère passéiste d´une famille portugaise,l´auteur joue,avec talent,des difficultés relationnelles en amour,dans un monde “où rien ne coincide avec rien,où les choses ne sont jamais égales à l´idée qu´on s´en faisait”. Très vite le lecteur est emporté par la cadence de ce récit,à l´ecriture brillante,où s´entremêlent,avec virtuosité,l´irréalité du rêve,la violence des passions et le combat éffréné pour la vérité des choses.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
L´auteur manie le lyrisme au galop.
L´HUMANITÉ.
Michel Leiris avait apparenté la littérature à la tauromachie. Teolinda Gersão la lie à l´équitation dans cette insolite cavalcade romanesque. Au rythme du temps équestre – pas,trop,galop et saut – s´engage une lutte pour la passion et le pouvoir,magnifiquement servie par une écriture qui évoque à merveille l´inertie sensuelle du Portugal des années 20.
CONTEMPORAINE.